Tri sans prise de tête

12 décembre 2010

Triathlon d'Antibes - 12 décembre 2010

Difficile de conserver la motivation intacte pour cette fin d'année. Une météo capricieuse, un penchant affirmé pour des pauses de mi-journée tout sauf sportives, quelques douleurs ici et là (dont une inquiétante), des séances d'entraînement très courtes, aucun enchaînement, et aucune sortie à pieds depuis la Coupe de France, sauf un peu de fartleck en début de semaine. Reste la fraîcheur, mais mon entraînement général n'a jamais été aussi léger avant une épreuve (même à la mi-août '95).
Accompagné pour une fois par toute la famille, Yogui m'ayant assuré de mon inscription sur la route, tâchons juste de bien faire.

Étant un peu à la bourre pour raison de garde d'enfants, mon échauffement est nul en natation, mais bizarrement, dès le départ, je trouve tout de suite ma place. Aucune bousculade, aucune gène, pas de vagues. Facile de trouver sa trajectoire dans ces conditions. À part une ou deux erreurs de trajectoire après la première bouée, tout le reste se déroule sans histoire. Mon manque de pratique m'explose à la figure lorsque je vois les membres du premier paquet, puis deux concurrents me dépasser et s'éloigner franchement. Peu importe, j'essaie tant bien que mal de tenir ma natation dans le registre propre, même si je me sens très raide (froid et le retour des douleurs à l'épaule gauche, l'inquiétant). Le retour face au soleil n'est pas évident, mais mon axe reste le bon. Dans la dernière ligne droite, on me chatouille toujours les pieds. J'ai servi de poisson-pilote pour un ou deux concurrents, dont Christophe que je n'attendais pas si bien placé. Sachant qu'il roule fort, ça promet...

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Déjà épaule contre épaule

Ma transition est assez rapide. Une légère sensation de froid quand même, hein bon, malgré tout.

À vélo, il va mettre impossible de lutter contre Christophe. Ma pratique triathlétique plus dense me permet de prendre temporairement les devants : les chaussures fixées aux pédales représentent un bon gain de temps... même si je frise la correctionnelle avec cette chaussure droite qui manque de se faire la malle ! Glps, c'est passé tout près ! Cet incident passé, je me concentre pour trouver une allure qui conviendrait à vingt kilomètres de contre-la-montre, effort que j'ai oublié depuis début octobre. Les premiers kilomètres sont un régal avec cette route qui serpent le long de la mer calme. Dans la bosse du Cap d'Antibes, Christophe passe très fort : impossible à suivre. Dans les coups de cul qui suivent, il s'éloigne franchement. Là encore, le manque de pratique est cruel. Tant pis pour cette partie, courons avec la tête : tenir un bon rythme, jamais dans le rouge. Suite à la descente du Cap, nous passons du côté est, qui est un peu plus frais, moins ensoleillée. La côte fait plus urbanisée. C'est moins plaisant. Seul, sans point de mire (à part Christophe de temps à autre qui devient de plus en plus petit, c'est dire), il me semble qu'il faut beaucoup de temps pour rejoindre le rond-point où nous prenons enfin la dernière ligne droite (avec une bonne montée en trois paliers). En bas de la descente après la bosse, une moto arbitrale et une voiture m'écartent de la bonne trajectoire dans le rond-point. J'essaie de repérer mes ouailles dans la "foule," mais ils semblent pas être là. Yogui m'encourage à récupérer du monde devant. J'espère qu'il ne pense pas à Christophe, parce que là, c'est cuit.
De retour sur la côte ouest, Christophe est de nouveau visible. L'écart a grandi, mais pas énormément. Intéressant. Je double les derniers concurrents qui ont passé un bon, bon moment dans l'eau, et sans doute à se sécher. Dans la bosse, je reprends enfin un concurrent et fais l'effort dans les coups de cul pour créer un écart. Dans la descente, un nouveau point de mire s'offre à moi. L'écart diminue doucement, puis assez vite dans un faux-plat où pour la première fois, je "fais la course" ! La présence de mes trois supporters préférés me motive maintenant. Mon allure devient un peu plus adaptée à la distance. La dernière montée se passe pas mal. Alors que je prépare ma transition, Nicolas Frossard me dépasse au tout dernier moment, mais il roule pour un relais. Des encouragements personnalisés me parviennent à l'oreille. Chouette !

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Nicolas finit son relais juste avant moi : sympa, ce retour !

Ma transition se passe très bien, et le speaker annonce que Christophe s'élance en tant que premier individuel. 1 + 1 = 2 ! Mmmh, c'est intéressant, ça.

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Bon, maintenant reste à voir si j'ai bien géré !

Hormis l'obligatoire bonne grosse alerte pour chacun des deux mollets, le début de la course à pieds se passe bien, très bien. Ma prudence cycliste paie. Depuis le temps que je sais qu'en me tenant, la fin de course se passe bien mieux, en individuel, il m'est toujours aussi difficile de le réaliser. Là, pour le coup, le manque de préparation m'a rendu prudent jusqu'ici et mon état de fraîcheur est impressionnant. Suffisamment d'ailleurs pour me faire croire que je peux me rapprocher de Christophe, même si son niveau pédestre m'est totalement inconnu. Il est là-bas à cent, cent cinquante mètres peut-être plus : mon jugement laisse à désirer. Au bout de quelques centaines de mètres, je note sa foulée peu aérienne, légèrement heurtée. Non que je sois un modèle, bien au contraire, mais les années d'expérience m'autorisent à m'avancer un peu sur l'état d'un athlète que je côtoie. Le bord de mer est toujours un régal. Courir au bord de l'eau ainsi est encore plus plaisant qu'à vélo. Même s'il y a plus d'un an, je connaissais des moments assez pénibles à cet endroit, le ruban de bitume que je dévore là est un de mes lieux préférés toutes courses confondues.
Trêve de lyrisme pour me concentrer sur l'objectif : au moins revenir sur Christophe. Le garçon est sympathique. Ce serait bien de finir ensemble, si personne ne rentre de l'arrière. Pour les trois au bord de la route qui n'ont pas la chance d'être là, je dois au minimum m'accrocher pour me donner a minima la possibilité de tenter un truc à l'approche de l'arrivée. Un instant pour s'inspirer mentalement de "Tonton Jens" et en route pour ce qu'il adviendra ! Visuellement, l'écart semble se réduire, se réduire tout doucement. Christophe se retourne un instant pour juger de l'écart. Bon, ça, il n'est pas forcément serein ! Ma position de chasseur est idéale pour caler mon allure. La partie tournicotante et légèrement bosselée me permet de gagner quelques mètres. Au pied de la bosse, l'écart approche les trente mètres, puis quinze mètres au sommet. En descente, je temporise pour finalement arriver à autour d'épaule de Christophe alors qu'il reste environ deux kilomètres. En a-t-il gardé sous la semelle en me laissant espérer ? Sa respiration rapide me laisse croire le contraire. Il parvient quand même à prendre un peu le large lorsqu'un relayeur nous dépasse. L'écart reste aux alentours des vingt mètres. Mais, petit à petit, de nouveau, malgré une bonne alerte tenace à la cuisse droite, je recolle pour arriver au bas du dernier faux-plat, endroit favorable à mon profil pédestre. En passant quinze centimètres devant pour titiller l'ancien coursier, Christophe réagit comme je l'espérais en accélérant sans prendre le large. Mon contre ne lui laisse pas de chance semble-t-il. Quatre ans auparavant, on me tassait dans le dernier virage pour la neuvième place. Là, le scénario est différent, fort heureusement. Un bref regard en arrière et je peux un peu me lâcher pour profiter des tous derniers mètres ! Inimaginable !

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Flagrant manque de respect à l'aîné

Ma fin de course est donc meilleure qu'en 2006. À l'arrivée, un peu déçu pour Christophe qui est franchement un super mec ! Mais bon, à vaincre sans péril... Merci de m'avoir "poussé" ainsi ! À charge de revanche l'année prochaine !
Ma saison se clôt sur un évènement inespéré, qui plus est devant mes proches. La meilleure leçon à retenir reste à appliquer la patience à vélo pour enchaîner presque tranquillement ensuite.

Nat'  : 12'03" (830 m)
Vélo  : 27'20" (17,5 km - à 150 pulses de moyenne !)
Càp   : 19'52" (5,33 km)
Total : 59'14" (1/60)

Une bonne petite blague...

Posté par Chamach à 20:28 - Triathlon - Commentaires [6]
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25 octobre 2010

Gentlemen de Sanary - 24 octobre 2010

Quel plaisir de retrouver le difficile circuit de Sanary pour une nouvelle édition de la gentlemen en compagnie de mon ami, le Pat' ! Cette année, mes cannes sont plus adaptées à un usage vélocipédique et malgré une sorte de coupure, ma forme du jour forcément meilleure : pas de séance de 10 x 1000 m à pieds la veille. Une légère pluie tombe au moment où nous entamons notre reconnaissance, juste de quoi faire remonter le gras de la route. Le maître mot sera donc sécurité, même si bien sûr l'envie de bien faire est là.

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L'œil du panda

Le départ comme un balle du Patou me surprend bien moins que l'année dernière. Je brise un peu la stratégie mise en place en prenant les devants dans la partie descendante, mais m'y conforme un peu plus tard en laissant Patrice négocier le premier rond-point, toujours piégeux. La relance se passe bien pour nous mener au deuxième rond-point que j'aborde en tête. Relance en douceur, et Pat passe un bout. Dans la partie plate, nous déposons une équipe avant de passer un virage qui peut se passer à fond, mais que j'ai toujours des difficultés à prendre. Le troisième rond-point avec son passage piéton en sortie est pris sans aucun risque. Dans le faux-plat montant, Patrice me demande de lever un peu le pied. Ça se passe bien mieux que l'année passée pour moi. Notre cohésion est également meilleure : merci , l'expérience. Voici le juge de paix : un coup de cul qui ne ressemble à rien, mais qui plante. Ma descente de chaîne sur le petit plateau est aléatoire. Note personnel : ne pas changer de marque de chaîne sans tester sur route avant une compétition. On est en 5'54" au premier tour.

Patrice passe bien mieux que moi et reprend les devants pour démarrer le second tour. Un peu de trafic à trois moments-clés, des trajectoires du coup loin d'être optimales, un passage du deuxième rond-point raté où nous perdons pas mal de vitesse, tout cela ne nous dévie de notre objectif : toujours plus vite. Toujours pas de risque dans l'avant-dernier rond-point. Je pense à la paraculaire de Pat qui semble décrocher dans certains virages. Le faux-plat passe pas mal. Nous abordons le coup de cul à fond sur un braquet bien trop grand, forcément. Cette année, je vais un peu plus loin que l'année dernière où j'avais coincé très vite au pied, mais Patrice passe bien sur. Je coupe le chrono au moment où il franchit la ligne : 11'59" ! Nickel !

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Coupage de ligne et pressure de bouton

Ma respiration se calme au bout d'un long moment. Patrice est un peu plus loin, pas dans un meilleur état. L'impression d'avoir fait une belle course, les sensations d'en vouloir encore et toujours plus au cours de l'épreuve, le plaisir d'avoir couru avec mon pote, tout cela me submerge. Terrible ! Le mauvais ressenti sur toutes les courses d'avant septembre s'est envolé. Le marathon de l'année passée est oublié.

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Malheureusement, la Zipp avant se sera aussi bien fendue !

8,4 km en 11'59" (pour mon cher gentleman, 12'02" pour mon chrono personnel) - 4 sur 70

PS : Énorme déception lors de notre tour de récupération. Le duo emmené par J. Longo nous dépasse : logique. Pour le fun et me jauger un peu, j'invite Pat' à les suivre à distance. Nous tenons plus que largement la comparaison jusqu'au moment où la dame se déporte sur la gauche de la route pour prendre la roue du scooter du président du club organisateur sur un bon kilomètre jusqu'à l'abord de l'ultime raidard ! P. Ciprelli assiste également à la scène sans moufter. De moufter, je ne peux m'empêche par force voix et sifflements ! Quelle honte de voir ce type d'attitude ! Quelle honte de constater que nous gênons les chronométreurs lorsque nous évoquons la triche ! Quelle honte de voir le concurrent portant le dossard se défaussant sur son poisson-pilote ! Quelle honte de voir les protagonistes nier même la véracité de cette triche !

Posté par Chamach à 13:26 - Gentlemen - Commentaires [2]
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18 octobre 2010

Triathlon du Cap Sicié - 17 octobre 2010

En pleine préparation vespérale de l'accueil de mes invités du soir, je parviens quand même à porter ma main vers mon téléphone chantant "That's the Way I Like It" à tue-tête pour entendre la voix du Viok s'inquiéter de mon planning matinal du lendemain : "ça ne te dirait pas de piquer une petite tête à la fraîche pour un petit 1500 m NL en eau libre ?" Pour faire court, un cycliste et une coureuse à pieds cherchent de quoi compléter un relais sur le triathlon du Cap Sicié. N'ayant jusque là appartenu qu'à des équipes de copains, il s'agit en quelque sorte d'une première et sur un 1500 en plus. "Banco !" m'entends-je répondre sans même avoir réfléchi (marque de fabrique).

Me voici donc à la fraîche (et pour le coup Pat a bien visé) à saluer et discuter avec les collègues du club. Vers 8h45, je fais connaissance avec la coureuse à pieds, Eugénie, duathlète de D1. Le cycliste s'étant présenté comme meilleur de vélo de l'année passée (correction : Olivier Marceau), l'équipe tiendra peut-être la route face à l'équipe comprenant Carl Blasco et Alexandra Louison. Les minutes s'écoulent doucement. L'heure du départ approche. Et si nous nous approchons de quelques cyclistes dont le maillot n'évoque pas les clubs de Côte d'Azur, impossible de retrouver notre relayeur... Quel regret d'avoir un peu flemmardé ce matin en ne prenant pas le vélo. Il faut s'en remettre  à une annonce du speaker pour compléter notre équipe par Anne, concurrente du triathlon qui se sent plus à même de se contenter du vélo. Il est 9h20. Le départ des relais est prévu pour 9h40.

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Les pingouins ne sont pas encore de sortie

Pas de temps pour un réel échauffement. J'apprécie de me retrouver parmi les autres pingouins qui partent pour le CD, et encore plus de les voir partir tous groupés. Avec 16 concurrents sur le relais, il n'y a pas de bagarre à attendre. Un petit tour dans l'eau ajuster la combinaison et pour se rendre compte que l'eau est fichtrement agréable, et je me place prêt de Jérémy pour le départ. Et nous voici partis quelques minutes après la course individuelle ! Jérémy se vautre lamentablement au bout de 15 mètres, me faisant pouffer de rire au moment où je plonge à mon tour. Me voici devant... pour 12,30 mètres avant que Jérémy ne repasse fort logiquement. Les grosses bouées rouges sont aisément repérables. Aucun problème d'orientation. pour filer vers la première qui est juste en face. Le faible nombre de concurrents fait que nous sommes tous à l'aise. Assez vite, je regrette mon départ un peu trop violent. Le mode "à bloc" est déjà enclenché. Par contre, peu de temps après avoir viré la première bouée, me voici déjà dans les pieds du dernier concurrent du CD ! L'écart entre la tête de course et lui est énorme ! Je note aussi la présence d'un nageur à ma hauteur qui tient mon rythme. Il s'agit d'une nageuse d'un relais, et sans doute finaude et expérimentée, car elle se cale dans mon sillage de façon à être protégée de la houle. Bien joué. On tient exactement le même rythme malgré notre retour sur d'autres concurrents. Le passage de la seconde bouée, ni le retour vers le passage à l'australienne ne créent d'écart.

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Mais elle va me lâcher, oui ?

Mireille est là pour témoigner grâce à la photo ci-dessus que je gère mieux ma sortie de l'eau que la Raphaéloise. Espérant la décrocher grâce à cet intermède, je me rue sur la plage. Au retour (difficile) à l'eau, peine perdue : mon accompagnatrice est toujours là. Elle gère globalement mieux le trafic, sachant se protéger de la houle grâce aux concurrents que nous remontons toujours. Au passage de la dernière bouée, elle passe à la corde, alors que je me contente de l'extérieur. Cette trajectoire plus la perte de mon bonnet que je rattrape pour le glisser dans ma combinaison lui permettent de prendre un peu le large. Ma trajectoire finale n'est pas non plus très tendue. Une fois le cap corrigé, il est bientôt temps de rejoindre la berge pour filer vers la transition. Dans ces moments tels que cette dernière ligne droite où je voudrais augmenter significativement ma vitesse de nage, je me rends bien compte qu'un vrai nageur serait capable de le faire. Là, un nageur d'opportunité qui ne pratique ce sport, même s'il est appréciable, ne dispose pas de la capacité d'accélération d'un vrai nageur.

La Raphaéloise est facile à repérer : elle court plus vite que tous les autres et ne tente pas d'ôter sa combinaison. Quelques slaloms entre les concurrents et je parviens juste à la passer avant d'entrer dans le parc. Le transfert de puce se passe bien et Anne file vers son destin de cycliste.

Un peu hors de forme, elle prendre 1h45 pour les 42 difficiles kilomètres. Eugénie enquille les dix bons kilomètres aux alentours des 43'. Le temps pressent, il me faut quitter le site avant la remise des prix. Dommage de n'avoir pas pu plus profiter de l'ambiance de ce presque dernier triathlon de la saison.

Nat' : 22'03 (4ème sur 16)
T1   : 0'55"

Posté par Chamach à 12:22 - Triathlon relais - Commentaires [2]
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13 octobre 2010

Coupe de France de Triathlon à Parthenay - 9 octobre 2010

Pour ma troisième participation à la Coupe de France, Tom et moi retrouvons le circuit de l'étape par équipe de la D2 en 2009. Souvenirs mitigés donc, mais une forte envie de faire mieux dans un contexte différent. La pression induite par les résultats mitigés des deux courses précédentes me font me présenter dans un état de fraîcheur très moyen. Les nombreux fous rires lâchés pendant le trajet me permettent de décompresser. Cette année, l'encadrement m'a fait l'honneur de me nommer capitaine. La veille au soir, nous convenons avec Tom, Thomas, Florian et David de rejoindre T2 tous ensemble. On décide également qu'un collègue qui sera mal n'hésitera pas à lâcher avant la  course à pieds, sauf s'il s'agit de Tom ou de Flo. Seul Tom bénéficierait d'un changement de roue s'il s'agit de l'avant. Quelle simplicité que de s'accorder avec les membres de cette équipe qui pensent d'abord au collectif ! Tout le monde sait que chacun jouera le jeu et ira dans le même sens. Malgré mes taquineries constantes sur les capacités de l'un ou l'autre, je sais que l'ensemble est cohérent.

Une pollution bactériologique empêche le déroulement de la natation dans le plan d'eau du Thouet. Les organisateurs parviennent à se retourner vers la piscine municipale toute proche. Notre stratégie initiale concentrée sur l'entrée dans l'eau est revisitée par le Coach Fifi qui demande à Tom de pousser le nageur le moins à l'aise, ie ma pomme alias le "super tanker."  Poor Tom, chanterait Led Zeppelin ! D'autres équipes ont brillamment mis en place cette stratégie. Merci, Fifi, pour le seul bout de coaching, c'en était un bon !
La tension monte doucement jusqu'au moment où le starter donne le départ depuis l'extérieur de la piscine. À la suite de Thomas chargé du difficile tempo natatoire, je plonge (!) comme un nageur expérimenté pour 525 m. Ouf, première bonne nouvelle : une mince couche d'air et de plastique sépare ma cornée de l'eau. Le premier 50 est trop rapide d'après le chrono des copains placés dans les gradins. Au milieu du bassin, tout d'un coup, je me sens surfer ! Excellente, cette sensation de savoir nager tout d'un coup ! Tout le mérite en revient à Tom qui me chaperonne déjà. Dans certaines longueurs, il me pousse tellement que j'en viens à remonter Thomas jusqu'aux genoux ! Impressionnant ! Mais cela cesse à mi-distance. Ne sachant pas culbuter (!), je m'applique sur mes virages et mes coulées pour tenter de récupérer un peu du temps perdu. Je ne vois donc pas que Flo est en légère difficulté. Ayant tout le loisir de s'adapter, Tom descend l'aider. L'allure menée par Thomas me convient bien. Les sensations de glisse sont présentes. Ayant rapidement perdu le fil des longueurs, je lève à tout hasard les yeux pour lire sur la pancarte qu'il reste 75 m à parcourir. Très vite, arrive le moment redouté de la sortie du bac. A priori, je m'en tire presque correctement.

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Confiture de vélos

Se déroulent 600 m de tapis rouge jusqu'à la première transition. Tom ayant son vélo placé pour être enlevé rapidement me dépasse à 25 km/h. Le festival a déjà commencé. Flo puis David me dépassent aussi. Prenez de l'avance, les gars, vous en aurez bien besoin !

D'un commun accord (forc ément), nos chaussures sont fixées aux pédales et les deux plus rapides dans cet exercice, Tom et David, font la bosse initiale. Lorsque les pourcentages diminuent, je prends ma place préférée pour assurer la première descente, puis les faux-plats qui suivent. David passe devant à quelques reprises pour relayer un train que j'espère être le plus constant pour les copains derrière. En tout cas, jamais je ne me retourne, comptant sur leur capacité à me prévenir en cas de souci. Les faux-plats, montées, virages et autres relances se succèdent vent de dos pour nous mener vers la descente principale où j'assure la totalité du train. Les sensations sont géniales. Je sais pourquoi je suis là, dans cette équipe, à ce moment-là. Il me semble, modestement, être un skieur de descente enchaînant les virages sans difficulté autre qu'une petite alerte de la roue arrière sur un virage à droite. Arrive la bosse piègeuse car abordée très vite dans laquelle David me relaie comme convenu. Le reste du circuit est à ma charge. Super revêtement, descente, faux-plat, descente : le bonheur !

 

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Là, héros dynamique !

Au retour dans la ville, nous devons aborder un virage à droite masqué. Les copains des équipes masters et jeunes sont sans doute présents pour nous encourager, mais ma concentration ne me laisse comme loisir que de viser l'entrée du virage et l'angle optimal de sortie. Ma relance en douceur ne semble pas convenir à David (qui m'annonce pourtant qu'il est dans le dur) et à Tom qui ne me laisse passer qu'à la défaveur d'un virage à 90 complètement loupé. D'accord, garçon, on va les travailler, ces entrées en courbe et ces points de corde ! Le reste du second tour est donc pour moi. En haut de la bosse, on me demande de baisser de rythme. Dans la descente qui suit, tristement, je note qu'un écureuil n'a pas résisté au passage d'une équipe. Parlant d'équipe, celle que j'aperçois au loin devient mon objectif non avoué. Relances, faux-plats, virages assurés, descentes reviennent, se succèdent. À deux ou trois reprises, il me faut lever un peu le pied.  David ne passant plus, Tom se propose de prendre un relais alors qu'on aborde l'endroit où le vélo de chrono fait le plus merveille : "laisse faire le Cervéliste ! Tu reviendras en deuxième semaine lorsque tu seras dignement équipé !" Le second passage dans la longue descente se passe donc comme le premier. Les sensations sont toujours aussi bonnes. Les copains m'indiqueront après la course qu'ils roulaient bien calés sans donner un coup de pédale ou presque. Sachant que nous évoluons à plus de 50 km/h et approchons les 60 par endroits, c'est une belle satisfaction ! L'équipe devant est devenue plus qu'un point de mire : une victime ! Leur cas est réglé dans l'ultime bosse que je monte un peu fort par rapport au rythme tenu jusqu'à présent. Heureusement, il reste un bout de descente pour se refaire la cerise.

L'arrivée à T2 est toujours aussi impressionnante à Parthenay, donnant l'impression de plonger à 40 km/h dans le parc avec ce monde massé sur les côtés. À la descente du vélo, les cannes répondent super bien, incomparablement mieux que la dernière fois ici où il m'avait été pénible de simplement marcher. Nous sommes partis depuis 43' environ.

Ultime témoin de notre coordination d'équipe, à la sortie du parc, nous nous élançons à cinq comme prévu initialement. Génial ! D'autorité, je prends les devants pour donner un rythme aux alentours des 17 km/h que les coureurs doivent pouvoir encaisser sans trop de problème, mais qui ne traîne pas non plus. Mes sensations sont meilleures que sur ma dernière course individuelle. Tom et Flo ne tardent pas à passer et je dois rappeler aux deux "Kenyans" de lever le pied pour me laisser fixer l'allure. Thomas est toujours là après 1 km, je pense : il fait mieux que ses 500 m de l'année dernière. Bien joué, gars. Par contre, à mon grand malheur, on m'annonce que David a lâché. Quand cela va-t-il finir ? Trois coupes, trois courses à pieds à assurer : cette partie ne fait pas partie du contrat, bon sang ! Bon, quand on en arrive là, il faut assumer. Par contre, je ne peux assumer lorsque Tom se met en tête de me pousser au bout d'1,5 km : un peu prématuré. Heureusement et malheureusement, le circuit est très tourmenté, plus que certains cross. Bosses et virages s'enchaînent ne laissant que peu d'occasion de dérouler sa foulée. Dans les montées, l'allure reste encaissable et j'admire ce valent deux vrais coureurs dans les descentes. Flo est un peu dégingandé des membres supérieurs, mais envoie du bois. Tom semble lui encore plus facile. La deuxième moitié du circuit tournicote toujours à qui mieux-mieux : nous devons enchaîner relance sur relance. Voici le passage près de la ligne d'arrivée où se trouvent les copains du club. Les encouragements sont fournis et font du bien.

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Comment maintenir Tom à Flo ? Le Pelet !

Le speaker annonce le meilleur temps actuel aux alentours d'1h03. Passant en 53' environ, un simple (mais rapide) calcul m'indique que nous sommes dans le coup pour en être très proche à condition qu'on ne faiblisse pas. Tom ne m'en laisse de toute façon pas l'occasion puisqu'il me pousse comme prévu il y a (déjà !) 1 km. Mince alors, c'est passé bien vite. Bien que le circuit ne s'y prête pas, il trouve plusieurs occasions de m'aider. Ma grosse inquiétude vient des intestins qui me font "souffrir" comme jamais. Pour les deux coureurs qui m'accompagnent, pour les copains qui ne sont plus à ce moment-là avec nous, pour les copains du club sur le bord du chemin, je m'accroche. Les poussées me font vraiment gagner en vitesse. Dans les parties l'autorisant, nous soutenons un bon 17,5 km/h, voire plus. Constater que Flo ne vient pas prêter main forte à Tom me confirme que ça envoie ! Bon sang, ce p'tit gars vient quand même de gagner une course sur route il y a une quinzaine de jours.  Tom, lui, semble "facile" alors qu'il supporte un gros machin de 15 kilos de plus que lui.  Pour l'aider, j'essaye tant bien que mal de me "relâcher" (défense de rire !) malgré les douleurs intestinales. Apercevoir Copsté menant le team de Meudon à quelques encablures me sert de point de mire pour les derniers mètres. Sans doute frustré de n'avoir doublé qu'une équipe à vélo, rajouter une nouvelle équipe à pieds me semble obligatoire. Dernière ligne droite, mon ventre me laisse atteindre progressivement les 20 km/h. Tom n'a plus besoin de m'aider. On franchit la ligne tous ensemble en 1h03'10" !

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1 + 1 = 2

Le temps que le speaker nous annonce meilleur chrono provisoire parait très long, mais on l'a fait ! Parthenay est à une vingtaine de secondes. Les arrivées d'équipe s'enchaînent, mais nous gardons la satisfaction d'être cités comme meilleur temps plusieurs minutes. Cela récompense ma misère intestinale. David arrive une minute derrière nous : dommage, je pouvais presque relâcher. Fort logiquement, Thomas traîne déjà un verre à la main. L'arrivée des grosses écuries nous remet bien vite à notre 29ème place finale. L'objectif était de rentrer dans les 30 : c'est gagné !
Le lendemain, transformé en spectateurs, nous assistons aux excellents résultats des djeun'z qui remplissent largement le contrat avec une belle 7ème place (objectif 10) et des vioks qui conservent leur titre (objectif atteint) !

 

natation       :    7'49" (43)
T1 + vélo + T2 :   33'56" (33)
course à pieds :   21'26" (23)
total          : 1h03'10" (29)

Merci à tous les collègues pour ce beau déplacement ! De grands moments en mémoire !

Posté par Chamach à 20:11 - Triathlon par équipe - Commentaires [2]
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03 octobre 2010

Triathlon de Carqueiranne - 3 octobre 2010

Après deux visites sur cette épreuve les années précédentes en spectateur, c'est en concurrent que je me présente cette année sur le triathlon de Carqueiranne. Un fort vent d'Est est bien établi et va rendre la course intéressante à vélo. Pour raison de sécurité (!), la natation est modifié pour inclure une sortie à l'australienne. Alors que je craignais déjà la distance entre la plage et la première bouée, cette modification du parcours tourne la course au ridicule. Les risques sont bien plus importants au passage d'une bouée où des dizaines de nageurs s'agglutinent qu'avec une bouée un peu plus éloignée où la sélection est déjà un peu plus établie.

Bref, placé en troisième rideau, mon départ devient difficile, sans accélérer. De toute façon, les vagues rendent la pose de la natation compliquée. Décidément, les vagues de la Méditerranée ne sont pas pour moi. Pour choisir la sérénité, je choisis de prendre large à l'extérieur pour la première bouée, et au passage de celle-ci, c'est n'importe quoi. Je dois être le quinzième nageur sur la largeur... de ceux qui passent cette bouée. Une belle vague me permet de prendre de la hauteur et de constater ainsi que plusieurs dizaines de concurrents vont faire plusieurs dizaines de mètres de moins que moi. Honteux ! Passons donc sur le reste de la natation qui n'aurait pas du avoir lieu.

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Méduses ! Méduses pas chères ! Qui veut des méduses ?

La position induite par ma natation catastrophique me permet de disposer d'énormément de points de mire. Le drafting inhérent à un parcours peu compliqué est bien présent. Après la course, c'est toujours aussi affligeant d'entendre les commentaires des offusqués du "quel-drafting-sauf-pour-moi-bien-sur" ! Là, pour rejoindre la route du sel, puis sur la route du sel elle-même, ce sont des cyclistes agglutinés que je double. Certains n'hésitant pas même à s'abriter derrière des voitures !
Passons aussi sur cet élément désolant pour passer à ma progression. Les sensations sont rapidement correctes. Les cannes tournent bien. Même si je double "facilement" beaucoup de concurrents, mon objectif de rouler très fort en vue du prochain week-end occupe mon esprit. L'approche de la route du sel en faux-plat montant face au vent me permet de constater que je ne suis pas le seul à devoir m'employer, mais j'avance bien. En terme d'équipement, la prise de risque est importante avec l'usage de vieilles roues à jantes hautes (qui rendent le pilotage un peu aléatoire) et à pneus bien lourdes (pour profiter de l'inertie). Heureusement qu'un rayon de la roue arrière ne choisira de céder que sur le trajet de retour à deux kilomètres de la maison ! Le changement de cap pour prendre la route du sel est dangereux à cause d'un paquet qui roule plusieurs kilomètres moins vite que moi et d'un gros 4x4 dont le chauffeur n'a visiblement que faire de notre coursette. Volontairement, j'ignore un îlot directionnel pour prendre la partie gauche de la route : c'était plus sécurisant. Ma remontée continue sur toute la route du sel. Mon choix matériel ne me gène pas finalement pas trop. Je parviens à conserver la postion aéro tout le temps grâce à un pédalage bien fort à chaque coup de pédale. C'est la solution pour pouvoir tenir ce vent de côté. Les sensations sont très plaisantes. La fin de la route du sel nous fait reprendre le vent de face couplé à un petit coup de cul. Le moment est vraiment chaud, mais ne dure pas. De l'autre côté de la presqu'île, Éole est moins sensible. L'écart est important avec le concurrent qui me précède... puisqu'il n'est pas en vue, tout simplement. Il me faut de longs kilomètres pour le reprendre tout en gérant un point de côté (une première personnelle à vélo) ! Au rond-point de l'hippodrome de Hyères, comme à tous les autres ronds-points, le passage est nickel : les bénévoles font un super boulot ! Au loin, un bon paquet à reprendre me sert de point de mire jusqu'à l'Almanarre. Malgré le vent de dos, l'écart diminue assez vite et le trafic  ne me gène pas outre mesure. Le retard accumulé en natation m'a franchement placé très loin, car Mehdi m'annonce vingt-deuxième peu après sa photo ci-dessous. Bah, tant pis, je continue sur ma lancée pour viser un bon temps vélo.

JM_velo
Visiblement, c'est LA bosse du parcours.

À pieds, comme souvent, c'est une autre épreuve qui commence. Tom et Marc sortent du parc au moment où j'y rentre. La natation a fait du dégât pour tout le monde. Au moment de partir, je sais très vite que la dernière partie sera longue. Le bord de mer me permet de faire un peu illusion, mais les premiers mètres de montée me mettent face à la réalité. Par fierté, je tente de limiter les écarts, et ça tient quelque peu et presque même jusqu'au sommet. Le parcours pédestre m'a été présenté comme aussi difficile que le parcours cycliste est plat. Mais pour moi, la difficulté principale démarre quand la route commence à descendre. Les coureurs reviennent de partout. Thierry passe à bonne vitesse, soufflant très fort. Dans les courtes montées ou le chemin vraiment trail, je tiens presque la comparaison avec les gars qui m'entourent. Malheureusement, les descentes sur bitume constituent la majorité du parcours descendant et ma carcasse se rappelle à mes jambes à chaque foulée. Dur, dur ! Depuis la natation, je ne compte plus les places et me contente de finir devant la première féminine.

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Le pied bien écrasé au sol, la hanche qui descend, tout ça...

Mon test de natation a été bien vite écourté. Les sensations à vélo sont bien revenues. La course à pieds n'a été qu'une conséquence de mon manque d'implication dans la discipline ces derniers temps. Pas d'inquiétude donc, par rapport à l'objectif de fin de saison de la semaine à venir.

Nat' + T1 :   12'00" (98 !)
Vélo + T2 :   
32'58" (10)
      Càp :   
21'36" (29)
    Total :
1h06'34" (25)

Merci à Mehdi pour les photos !

Posté par Chamach à 23:39 - Triathlon - Commentaires [0]
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